Découvrir Istanbul en 3 jours : un pari sportif mais pas impossible !

By admin, 5 juin 2013

Destination de plus en plus tendance aussi bien pour les backpackers que pour les amateurs de culture orientale (et ce à moins de 3h30 de vol de l’Hexagone !), Istanbul charme, envoûte, hypnotise par sa richesse et sa diversité. Il y a tant à voir dans cette métropole de près de 19 millions d’habitants que trois jours semblent très insuffisants pour repartir avec le sentiment de « connaître » la ville. Sans une bonne préparation et une présélection des lieux que vous souhaitez a-bso-lu-ment visiter, c’est effectivement l’impression que vous aurez. Voilà donc le programme de Perrine, rédactrice pour le blog d’hotel.info et véritable passionnée par ce beau pays !

Où loger ?

Question hébergement, vous n’aurez que l’embarras du choix ! Hostels, auberges de jeunesse, chambres chez l’habitant ou encore hôtels dans les beaux quartiers d’Istanbul, ce n’est pas ce qui manque dans cette ville à cheval sur deux continents. Il faut toutefois veiller à choisir un point de chute stratégique pour vous éviter de perdre du temps dans les transports en commun

Que visiter ?

S’il y a bien un quartier que l’on se doit de visiter quand on est à Istanbul, c’est Sultanahmet ! Il est même recommandé d’y passer deux jours complets puisque, d’ici, vous aurez rapidement accès à toutes les principales curiosités d’Istanbul. Certes, ce n’est pas là que vous découvrirez l’Istanbul des Stambouliotes puisque c’est LE quartier touristique par excellence mais c’est aussi LE quartier historique, témoin des trois civilisations (romaine, byzantine et ottomane) qui se sont établies au bord du Bosphore.

Jour 1

Sainte Sophie

Commençons alors par ce qui pourrait être le symbole de ce pluriculturalisme à la turque : la Basilique Sainte-Sophie. Lieu de culte tantôt chrétien tantôt musulman, Sainte-Sophie rassemble en ses murs un mélange étonnant d’icônes aussi bien du christianisme que de l’islam. Il est conseillé de s’y rendre tôt le matin car les files d’attente peuvent parfois dépasser l’heure.
Ensuite direction la place de l’hippodrome ! Lieu de rassemblement des touristes, guides et commerçants du quartier, on sent ici battre le pouls de Sultanahmet. L’obélisque de Théodore, la colonne Serpentine et la colonne de Constantin -trois vestiges de l’époque byzantine- vous transporteront dans un autre temps. L
a 3ème étape de notre programme nous mène au Kapalıçarşır, plus connu des touristes français sous le nom de « Grand Bazar ». Certes, ce marché couvert et ses 4 000 boutiques devront être mentionnés dans votre récit de voyage mais n’achetez pas vos souvenirs ici ! Tapis, tentures, mosaïques, bijoux argenterie et spécialités culinaires turques, on en prend plein les yeux. Cependant, les prix pratiqués sont ici deux à trois fois plus chers qu’ailleurs !
Et pour terminer la journée en beauté, rien de telle qu’une croisière sur le Bosphore au départ d’Eminönü! Les plus courtes durent 1h30 (le bateau fait demi-tour après le deuxième pont), les plus longues plus de 6h. Selon moi, une balade d’1h30 suffit amplement pour avoir, d’un autre point de vue, un aperçu de la splendeur passée et actuelle d’Istanbul.

Jour 2

En bateau sur le Bosphore

Toujours pour vous éviter d’attendre des heures et des heures en plein soleil, préférez débuter cette deuxième journée par la visite du Palais de Topkapı, un des musées les plus fréquentés de l’ancienne Constantinople. Autrefois résidence principale du sultan ottoman, elle en vaut le détour mais pour être sûr d’en avoir pour votre argent (25 TL pour le Palais , 40 TL pour le Palais et le Harem) assurez-vous que vous aurez accès à la plupart des bâtiments. Ce n’était pas le cas en septembre dernier ! De nombreuses pièces, en restauration, étaient fermées au public.
Ensuite, après le déjeuner, pourquoi ne pas aller déguster loukoum et baklava directement au Mısır Çarşısı ? Ce « bazar aux épices », aussi appelé « marché égyptien », enivre par ses parfums d’épices, d’herbes, de fruits secs et pâtisseries orientales. Un conseil: n’y allez pas le ventre plein car les tentations sont fortes !
Troisième escale de la journée : la Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı) est un endroit très apprécié aux heures les plus chaudes de la journée. En effet, cette citerne est –comme son nom turc l’indique– enfouie sous terre et grâce à ses murs imperméables de près de 4 mètres d’épaisseur et ses 336 colonnes corinthiennes de 8 mètres de hauteur, on y est au frais !
Terminons cette deuxième journée par la visite incontournable de la Sultanahmet Camii ! Il s’agit bien de la Mosquée Bleue, le point de repère de tout touriste à Istanbul, facilement reconnaissable à ses minarets. Inutile de vous dire qu’il faut vous y présenter décemment vêtu (il s’agit quand même d’un lieu de culte !).
Si vous n’avez rien pour couvrir vos jambes et vos épaules, jupes longues et châles vous seront gentiment prêtés à l’entrée. Notez également que les visiteurs ne sont pas autorisés à se trouver en ses murs au moment de la prière !

Jour 3

Marché tuc

Cette dernière journée, nous la passerons de l’autre côté du Bosphore, dans les quartiers de Taksim et de Beyoğlu. Partons de Taksim Square, le point névralgique sur la rive européenne du Bosphore ! Taksim Square est une place qui ne dort jamais. Toutefois, si ce quartier était, il y a quelques années, encore vierge de tout tourisme de masse, ce n’est pas malheureusement plus le cas aujourd’hui. Il ne faut donc pas hésiter à sortir des sentiers battus pour découvrir un Istanbul plus authentique. Si l’on s’aventure un peu plus loin dans les ruelles de Taksim, on trouvera en effet des restaurants, des cafés, des pâtisseries et autres petites boutiques très sympathiques où je vous recommande vivement de faire vos achats souvenirs.
Evidemment, il va sans dire qu’il est toujours préférable de se présenter au bras d’un autochtone pour éviter toute arnaque au touriste ! Pour y échapper, restent encore les magasins aseptisés de l’İstiklal Caddesi, une avenue occidentalisée à 300% où vous retrouverez toutes les grandes chaînes de magasins. Au bout de cette rue trône le Lycée Galatasaray (malheureusement victime d’un incendie en janvier dernier), un établissement d’enseignement public dont la réputation n’est plus à faire et ce, même au-delà des frontières turques.
En redescendant en direction du Bosphore, ne manquez pas la tour de Galata ! D’ici vous aurez une vue exceptionnelle sur la vieille ville, située de l’autre côté du Bosphore, idéal pour repérer le chemin qui vous mènera à l’ultime étape de votre séjour à Istanbul.
Il s’agit du Pont de Galata (Galata Köprüsü) qui enjambe la Corne d’Or et que vous vous devez de traverser à pied ! Et voilà quelles seront vos dernières impressions de la cité euro-asiatique : petites baraques où l’on peut boire un thé ou un raki, stands de poissons frais (il paraîtrait d’ailleurs que le poisson du Bosphore soit le meilleur qui soit, raison qui expliquerait pourquoi il y a tant de pêcheurs alignés en sardines tout au long du pont) et vue imprenable sur la vieille ville.

Pêcheurs sur le pont de Galata

Bon séjour à Istanbul !