Si le premier Batman de Christopher Nolan, Batman Begins, revenait à la source et nous expliquait comment Bruce Wayne endossait le costume de chauve-souris, ce deuxième opus du réalisateur fait resurgir le Joker.
L'attente autour de ce film tournait principalement sur 3 points.

Le premier opus particulièrement bon mis en scène par Christopher Nolan, nous montrait un Bruce Wayne très tourmenté, dans la lignée des deux épisodes de Tim Burton mais en moins baroque.
The Dark Knight refait surgir la Joker, le méchant ultime de Batman, son double mauvais qui a tout compris de la psychologie de Batman mais ne peut exister sans lui. Après l'interprétation magistrale par Jack Nicholson, celle de Heath Ledger était attendue au tournant avec cette question : comment peut il succéder à Jack Nicholson ?
Enfin, cet épisode de Batman révèle une des périodes les plus sombres de la saga du héros. La pègre est de plus en plus présente à Gotham City et Batman éprouve une certaine lassitude dans son rôle de justicier.

Ces 3 challenges sont relevés avec un brio extraordinaire par chacun.
L'interprétation du joker (même si elle est largement inspirée par celle de Nicholson, notamment avec les jeux de langue) est à la fois démoniaque, manipulatrice et fourbe, tel que le Joker est décrit par les comics.
Ce second opus rend très bien l'univers complètement pourri par la pègre et la corruption qui règne à Gotham, c'est vraiment prenant.
L'univers est donc très bien retrancris par la mise en scène et les décors.

Le seul petit bémol que l'on peut émettre, mais c'est vraiment pour chipoter, c'est que Gotham est inscrite dans la société d'aujourd'hui, puisqu'il y a une partie de l'action qui se joue à Hong Kong. Gotham est censé représenter ce qu'était le Chicago d'Al Capone, pourri jusqu'à l'os par la corruption et la mafia, mais il est "seul au monde", aucune interaction avec d'autres villes n'est décrite dans le comics.

Malgré tout, Batman The Dark Knight reste un excellent film (pour ne pas dire un chef d'oeuvre) et lorsque le générique de fin arrive, ona qu'une envie : découvrir le prochain !