Les dangers des prêts à taux variables
lundi 22 octobre 2007 :: Immobilier :: Partager
Beaucoup de français ont pensé que "l'immobilier ne baissera pas" et que donc un prêt immobilier à taux variable sera toujours plus intéressant en oubliant souvent que son coût peut aussi monter de façon vertigineuse.
Et c'est ce que relate cet article paru sur France-infos. L'Association Française des Usagers de Banque (AFUB) rapporte plusieurs témoignages de français surpris par la montée brutale des taux de crédits auxquels ils ont souscris. Ils ont reçu près de 250 témoignages en quinze jours. Tous ces français ont acheté un bien entre 2005 et 2006 avec un crédit immobilier à taux variable. Et aujourd'hui le taux monte considérablement et les ménages n'arrivent plus à suivre.
L'AFUB envoie donc un message clair à tous les ménages voulant devenir propriétaire : les prêts à taux variables sont un piège très dangereux. La sécurité c'est le prêt immobilier à taux fixe.
Malgré cette mise en garde, le Crédit Foncier, dont les 3/4 des crédits souscrits sont à taux variables, se veut rassurant et précise que si les taux de crédit montent en ce moment, ils retomberont rapidement, sans être plus précis.
Qui peut s'en sortir et ne pas trop souffrir de cette hausse des taux de crédit ? Evidemment ceux qui ont un crédit limité dans le temps. Plus votre prêt sera long plus il sera difficile de faire face. Et beaucoup de français risquent de voir leur rêve d'être propriétaire s'envoler avec les taux de crédit, de devoir revendre leur bien immobilier pour pouvoir rembourser leur crédit.
La question qui vient naturellement juste après une telle constatation est la suivante : "Faut il supprimer les crédits à taux variables ?". Effectivement, lorsqu'on s'aperçoit des ravages de ce type de crédit immobilier, on se pose la question de l'éthique des banquiers qui proposent ce genre de crédit alors que le marché immobilier est en baisse. Et même sans cette tendance baissière, le principe de faire changer un taux en fonction du marché et donc faire payer aux clients leurs erreurs. Voir le débat de France Infos
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