La prolifération des programmes de défiscalisation ces dernières années ont particulièrement soutenu le marché immobilier, au point que l'investissement dans l'immobilier locatif a dépassé les 50 % en 2005. Malraux, Demessine, Robien, Borloo et Girardin sont autant de dispositifs qui peuvent vous aider à réduire vos impôts de manière conséquente en investissant sur le marché immobilier locatif.

Mais attention aux pièges des opérations aux rentabilités exhorbitantes et surtout à se poser les bonnes questions. Investiriez-vous dans l'immobilier sans les réductions d'impôts ? Si la réponse est non, alors ne lisez pas la suite de l'article. La réduction d'impôts, même si elle sera conséquente selon les cas, ne justifie pas à elle seule de se lancer dans un tel projet.
Prenez ce type d'investissement comme un n'importe quel autre, comparez les rentabilités, faites attention aux conditions de revente et à l'emplacement. Ce dernier sera de préférence au centre d'une petite ville ou à la banlieue d'une plus grosse, proche de toutes les commodités (écoles, crèches, commerces, etc) et surtout dans un quartier où les permis de construire sont relativement rares. Comparez aussi le loyer que vous proposerez avec les prix qui se pratiquent dans la région, sous peine d'investir dans un bien qui ne vous reversera rien, faute de locataires.

Pour les plus imposables d'entre vous, vous pouvez encore investir Outre Mer, où les rendements sont encore meilleurs. Il s'agit d'un investissement loin de chez vous et soumis à des règles strictes qu'il faut respecter. C'est pour cela qu'il vaut mieux passer par un promoteur reconnu que par une agence immobilière locale.

Pour être totalement complet, il vous reste deux solutions : les résidences de tourisme, mais ce secteur est en nette perte de vitesse et la zone de revitalisation rurale (ZRR). Ces deux dernières pistes nécessitent beaucoup de prudence : attirer les touristes dans une zone rurale est un vrai métier.

Source : LeFigaro.fr