Selon les estimations Unilog/Sofres, l'UMP obtendrait entre 405 et 445 sièges. C'est une énorme majorité, le PS obtiendrait entre 100 et 140 sièges, le PC 6 à 12, les Verts 1 à 3 et le modem entre 1 et 4. Vous connaissez déjà ces résultats, mais les réactions à cette nouvelle gifle reçue par la gauche interpellent.

Il y a vraiment un malaise profond au PS. Quand la candidate perdante aux élections présidentielle appellent à l'ouverture, les responsables de son parti soutiennent ne pas vouloir de cette ouverture mais du pluralisme. L'une appelle le possible allié, qui ne réponds pas, les autres ripostent et ne veulent absolument pas d'une alliance, préférant sans doute couler seuls.

La gauche caviard déconfite

Pourtant, cette ouverture ne dessert pas les forces de gauche, au contraire ! Les électeurs aiment cette volonté d'ouverture, incarnée aujourd'hui par l'UMP d'ailleurs. Mais les dirigeants du parti socialiste pensent certainement pouvoir gouverner seuls et vont ainsi droit dans le mur. La politique a changé, rajeunit. L'idée que deux blocs d'idées s'affrontent et que le vainqueur doit avoir le pouvoir sans partage est aujourd'hui plus ou moins révolue. La droite, et l'UMP, a réussi son rajeunissement, la gauche apprend, à ses dépends, que cela lui sera nécessaire.
Est-ce que ça vous inspire confiance une formation politique dont les représentants n'hésitent pas à se tirer dessus à boulets rouges et à se contredire ?

Il est urgent pour la vie politique en France que l'on ait un partie de gauche qui soit fort et puissant, qui sache accepter les réformes et les critiques, les ouvertues au centre lorsqu'elles sont nécessaires, qui sache se remettre en cause après une défaite, qui analyse ce qu'il faut pour notre pays plutot que de penser à leur prochain mandat... non ?

Le FN et le PC s'éteignent

Le Parti Communiste va perdre son groupe parlementaire (il faut 20 députés pour en constituer un). Une première historique. Il ne garde quelques députés que dans des bastions de tradition communiste. La chute est donc lente, mais progressivement le PC risque de disparaître. Au delà de la faillite du modèle économique (on a vu ce que ça a donné en ex-URSS), le PC n'a pas su, lui non plus, se renouveler et le discours de ses portes paroles semble assez passéiste et pas vraiment tourné vers l'avant.

Le FN quant à lui est victime de deux phénomènes : l'élargissement de l'UMP sur ses deux bords et l'age avancé de son président.
En premier lieu, il faut simplement constaté que l'UMP a réussi à récupérer un certain nombre de votres FN. Ces électeurs, souvent déçu de la droite, exprimaient alors un vote contestataireen choisissant l'extrème. Certaines propositions et tournures de phrases des dirigeants de l'UMP ont fait mouche et réussit à ramener ces électeurs vers un parti "plus modéré".
Et puis il y a l'âge de leur président. Il n'a plus la même verve, le même enthousiasme ou la même vigueur lorsqu'il critique les propositions de ses adversaires. Ses meetings ne sont plus aussi incisifs qu'en 2002. Il faut le temps au FN que la relève prenne le relais. Progressivement plus impliquée, sera t elle à la hauteur ? Pas si sur ...

Et vous comment voyez vous l'après législatives ?