L'augmentation du parc informatique mondial et des déchets que cela engendre devient chaque année plus impressionnante encore. Les experts prévoient un parc d'un milliard de machines en 2008, le double en 2015. Evidemment le premier impact sur l'environnement c'est la prolifération des déchêts électroniques, en constante augmentation donc. Malheureusement ce n'est pas le seul. Les PC n'utiliseraient que 50% de la puissance électrique que les alimentations leur procurent. Indirectement donc, ils contribuent à l'émission de CO2, qui participe au réchauffement de la planète.

L'Union Européenne se mobilise

L'union européenne a décide de s'occuper sérieusement du problème. L'Europe se rassemble pour établir des critères strictes de consommation pour tous les appareils électriques, écrans et PC compris. Cette réunion fait partie du cadre de la loi Ecodesign, votée en 2005.

La première idée serait d'appliquer l'étiquettage en vigueur pour les appareils électroménagers à tous les appareils électriques. Ainsi les consommateurs (et les pouvoirs publics) pourront choisir les appareils électriques les moins gourmands en énergie. Pour rappel, cette notation s'effectue de A (plus faible consommation) à G (plus gourmands en énergie) et aussi obliger les producteurs à faire de machines qui consomment peu.

Les grands constructeurs (Dell, Intel, HP, IBM, Google, Microsoft, Lenovo, etc) semblent prendre l'affaire au sérieux. Ils ont créé le "Climate Savers Computing", en association avec le World Wildlife Fund. Son objectif est de travailler à la réduction de la consommation électronique des ordinateurs.
Intel, Dell et les autres constructeurs s'engagent à pousser les fabricants de composants à optimiser leurs produits en matière de consommation d'énergie électrique. Google et Microsoft (les utilisateurs de PC) s'engagent à n'utiliser que les ordinateurs (serveurs compris) les plus économiques en énergie.

Vers un label de consommation électrique ?

Les éxigences des membres du "Climate Savers" sont hautes : elles correspondent à celles du label américan Energy Star, de l'organisme EPA (Environmental Protection Agency). Le principal objectif se situe lsur l'alimentation des PC : une efficacité énergétique de 80% en fin 2007 et 90% en 2010, 92% en 2010 pour ls serveurs. Cela réduirait déjà considérablement les gaspillages énergétiques beaucoup trop répandus aujourd'hui.

Parmis les trois paliers d'exigences, les alimentations devront être en dessous des 50 W. Cette limite, poussera certainement les constructeurs à utiliser des composants pour portables dans les PC de bureau selon un porte parole d'Intel. Principal responsable : les cartes graphiques qui consomment beaucoup d'énergie puisqu'elles ont énormément de calculs à faire.

Quels résultats ?

Les membes du "Climate Savers" pensent, avec leurs exigences et leur ligne de conduite, pouvoir réduire de 54 MTonnes par an les émissions de gaz à effet de serre. C'est comme si l'on supprimait de la circulation 11 millions de véhicules ou que l'on fermait 20 centrales électriques au charbon de 500 Mega Watts chacune.

Mais comme toujours, c'est l'effet de masse qui fera que ces chiffres compte et se multiplieront. Les consommateurs doivent aussi être associés à ses efforts. Surtout qu'en l'occurence les efforts sont minimes, il suffira de choisir un PC qui consomme peu d'énergie, l'éteindre en partant du bureau le soir et programmer la mise en veille correctement.
Ces petits gestes ne représentent pas un investissement considérable et en plus cela se ressentira sur la facture d'électricité à la fin du mois. On a tout à y gagner.