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Les paris sportifs sur Internet ouverts à la concurrence ?

C’est une décision de Bruxelles qui a demandé à la France de faire sauter le monopole des jeux d’argent et paris sportifs, notamment celui du PMU

Le monopole dont joui aujourd’hui le PMU sur les paris de courses de cheveaux est contraire à la libre circulation européenne des services. C’est pourquoi l’Europe a demandé à la France, après plusieurs appels du pied, de faire tomber ce monopole. Mercredi 27 juin 2007 l’Europe a donc lancé un “avis motivé” opur que la France fasse tomber ce monopole. Les sites Unibet et Bwin sont par exemple interdits en France, mais pas à l’echelle européenne. Les français peuvent donc jouer sans trops de risques, alors que les opérateurs qui tentent de s’implanter assument eux énormément de risques.

«Si dans les 3 mois qui viennent la France ne change pas sa législation ou ne demande pas aux parquets de faire prévaloir le droit communautaire, la Commission va saisir la Cour de justice des communautés européennes. Celle-ci aura un an pour se décider, mais il y a de fortes probabilités qu’elle condamne la France à une forte amende.» dit la Cour Européenne. La cour de justice européenne peut même contraindre la France à payer des dommages et intérêts aux sites de paris en ligne qui pensent avoir été laisés. Mais on en est pas là pour le moment, la France a un ultimatum de trois mois.

A l’origine de cette demande européenne, une plainte a été déposée par Bwin et Zeturf de la Commission Européenne. La France empêche en effet ces sites de faire de la publicité et de proposer donc leurs services aux joueurs français, arguant que la communication du PMU et de la Française de Jeux est mieux contrôlée ainsi. Le jeu est dangereux, il peut provoquer des addictions. Mais la France laisse ces deux “institutions” faire énormément de publicité. L’argument de la dangerosité du jeu ne tient plus.

L’impact financier ne serait pas trop important pour la Française des Jeux : les partis sportifs en ligne ne représenterait que 0.1% de leur chiffre d’affaire. Mais il faut alors réfléchir à une façon de réguler ce marché pour éviter une cacophonie et des risques trop grands. Pour les paris hippiques, un système de licence pourrait voir le jour. L’argent ainsi récolté alimenterait toujours les élevages et permettrait de “filtrer” les sites de paris sportifs.

Source: plusnews.fr

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